Coucou tout le monde j’espère que vous allez bien !
Aujourd’hui, j’ai vécu une expérience qui restera gravée dans mon cœur pour
toujours.
Avec le Rotary et Anaïs, une Française rencontrée durant mon
échange au Brésil, nous sommes allés dans une petite ville pour mener une
action humanitaire auprès de cinq familles vivant dans une grande précarité.
Cinq familles. Cinq maisons. Cinq réalités différentes, mais
un même combat quotidien.
En entrant chez eux, j’ai découvert des vies marquées par le
manque, mais aussi par une force et une dignité incroyables. Des femmes,
souvent seules, entourées de nombreux enfants (8,9), qui font tout ce qu’elles
peuvent pour se battre avec presque rien. Parfois, il manque l’essentiel : de
la nourriture suffisante, un lit pour dormir, de quoi laver les vêtements des
enfants. Et pourtant, malgré la misère, elles nous ont accueillis avec le
sourire, respect et parfois avec un peu de gêne.
Grâce aux dons, nous avons pu apporter de la nourriture, des
biens vitaux, des lits, une machine à laver… Des choses simples pour beaucoup
d’entre nous car cela fait parti de notre quotidien, mais qui, pour ces
familles, représentent un immense soulagement, parfois même un peu d’espoir
d’avancer et de continuer. Ce qui m’a le plus touchée, ce ne sont pas les dons
en eux-mêmes, mais les regards, les sourires lorsque l’on repartait, les
regards qui signifiaient un immense merci, les enfants qui rient malgré tout.
Puis est arrivé le moment de partir d’une de ces familles.
Je suis allée dire au revoir à une des dames. Je lui ai souhaité Joyeux Noël en
portugais, puis je lui ai demandé comment elle s’appelait. Elle m’a donné son
prénom… et soudain, elle m’a prise dans ses bras. Elle s’est mise à pleurer.
En pleurant, elle m’a demandé :
« Est-ce que je suis trop sale pour pouvoir te faire un
câlin ? »
À cet instant, tout s’est arrêté.
Je lui ai répondu, sans hésiter : Mais pas du tout.
Je l’ai serrée encore plus fort contre moi. Elle a pleuré
dans mes bras, et je lui ai rendu ce câlin, simplement, avec beaucoup d’amour
et de tendresse.
Ce moment m’a bouleversée. Il m’a fait comprendre que la
pauvreté ne prive pas seulement de biens matériels, mais aussi parfois du
sentiment d’avoir le droit à la tendresse, au respect, à l’amour, et l’aide.
« La misère n’enlève jamais la dignité à ceux qui la vivent,
seulement le regard de ceux qui oublient de la voir. »
Je suis repartie le cœur serré, mais profondément
transformée. Reconnaissante pour ce que j’ai, et surtout consciente de
l’importance de la solidarité. Aider, ce n’est pas seulement donner. C’est être
présent, écouter, et rappeler à l’autre que on peut lui donner de l’amour, peu
importe tout le reste.
Je n’oublierai jamais ces cinq familles.
Et je n’oublierai jamais ce câlin. Je voulais vous partager
ce moment spécial pour moi. Encore merci le rotary de me permettre de vivre ces
moments merveilleux et qui resteront gravés dans ma mémoire à jamais.